j'ai pas de chance dans ma vie: pas de travail pas d'amour,je veut changé cette vie par une autre pleinne de joie (est ce qu'il y a quelqu'un peut m'aider et me conseiller?
Ginie2oo6 ( 26 ans )
Inscrit le: 11 Nov 2005 Messages: 6892
Le 18 Jan 2006 13:38
Pour changer de vie , il faut le vouloir .... On se leve un matin et on décide de tout faire pour être heureux.Bien entendu , en un jour , tout ne deviens pas rose .....
Prends toi en main , changes tout ....
2468 ( 25 ans )
Inscrit le: 16 Jan 2006 Messages: 2
Le 18 Jan 2006 20:13
Merci Ginie pour votre encouragement car dans mon pays tout est obstacle devant moi et je trouve des problemes partout par contre vous les Auropeans votre republique vous offre beaucoup d'aide et de support surtout pour faire la premiere pas est cela d'apres mon point devue personnel.
je vous remercie une autre fois et bon chance.
Philtrum ( 47 ans )
Inscrit le: 23 Jan 2006 Messages: 7
Le 23 Jan 2006 12:44
Salut tlm,
je crois sans prétention que je suis un peu spécialiste dans le domaine : changer de vie. C'est exactement ce que je fais en ce moment et ce que j'ai fait à plusieurs reprises.
Je crois que pour certaines personnes, la solution est dans une décision extrême. Quand on est piégé par la mélancolie et tout ce qui nous entoure devient un obstacle, un tunnel dont on ne voit pas le bout - il faut changer de direction.
Moi par exemple, quand j'ai vu que ma vie devenais insupportable et que je me détruisais lentement, que je m'enfermais dans des doutes et que je perdais la capacité à extérioriser le meilleur de moi-même, je suis parti - j'ai tenté le hasard. Je suis donc parti à l'étranger - d'abord à Londres avec 500 F en poche, trouvant des petits boulots à droite à gauche. J'étais nul en englais et je m'exprimais avec des gestes plutôt que des paroles; j'étais devenu une sorte de mascotte là-bas.
A Londres, je n'ai pas vraiment réussi à avoir d'aventures amoureuses "stables et prolongées". J'avais une copine en dernier, elle était très jolie et je l'aimais beaucoup, trop même...mais elle devait partir aux USA pour travailler - c'était la chance de sa vie et des hommes mieux que moi, elle était sûre d'en trouver. Elle a pleuré quand je suis partie : j'ai préféré partir le premier car je ne me sentais pas capable de supporter son départ à elle.
Je suis revenu dans mon bled pommé et je dois dire que je suis resté longtemps abattu, seul et que je n'avais même plus la moindre volonté pour lutter. Enfin bref...
Puis j'ai redécidé de tout larguer. Je suis parti au Maroc. Là-bas j'ai rencontré une fille - elle se prostituait pour vivre. Elle avait subi beaucoup de violences de tout ordre. Elle était très belle, gentille, adorable et son désespoir, sa détresse, je les comprenais parfaitement, je les ressentais même.
Nous sommes devenus amis, proches, amants, nous nous sommes mariés...je l'ai ramené en France. Et maintenant, j'ai 44 ans, je suis de nouveau seul. J'ai failli la détester mais la haine est une peine perdue d'avance et ne fait qu'amplifier la désolation.
Je me prépare à repartir encore. Je laisse tout derrière moi, je tire un trait. Je ne peux attendre. Où je vais? je m'en fous - c'est ce que je cherche qui compte. Ce que je trouverais, je ne le sais pas - je suis impuissant à pouvoir le déterminer à l'avance.
Je suis à peu près sûr que ce sera encore un échec mais si je ne tente rien, si je ne risque pas le tout pour le tout, je me condamne à me morfondre dans une solitude que j'ai trop enduré, comme bien d'autres. Et cette vie, je vais me la croquer quitte à aller chercher mon amour au fin fond de l'himalaya, en enfer même - rien ne m'arrêtera.
J'en arrive à penser que l'amour est une sorte de guerre contre soi-même et dans certains cas, contre l'univers entier - particulièrement lorsque on veut rester sincère. Ce n'est pas la solitude en elle-même qui est un piège, c'est le fait que, tout seul, on finit par idéaliser notre relation avec l'autre; l'amour devient un rêve auquel on croit - comme une sorte de divinité qui régit notre destin : c'est ça le plus affreux - on finit par craindre ce qui est le plus important. Il ne faut pas croire, il faut agir, oser, se taire, prouver...
L'autre, le compagnon, la compagne, n'est pas sensé se plier à nos propres rêves : le rêveur peut perdre d'avance. Tout est une question de liaison, d'affection, de disponibilité, de présence, de profond respect - et si ça ne suffit pas il faut aller plus loin encore.
Mais en tout cas, il ne faut jamais attendre de se laisser briser.
Fastlove ( 22 ans )
Inscrit le: 16 Jan 2006 Messages: 127
Le 23 Jan 2006 13:01
je suis touché par ton histoire meme si ce n'est pas rose
partir ou fuir n'est pas pareil
moi j'ai decouvert dernierement ce que l'on pouvait ressentir pour une personne que l'on aime et qui elle ne sait pas ce qu'elle veut!!!
la vie est belle malgré tou meme dans la solitude
les amis aussi font beaucoup c'est tres important d'avoir des gens sur qui 'lont peut compter dans m'importe quelle situation
mais partir a l'etranger comme dans ton cas n'est pas une solution en soi tu peux tres bien faire 10 km en sortant de chez toi et trouver le bonheur là au coin de porte ou peut etre ne jamais le trouver
Philtrum ( 47 ans )
Inscrit le: 23 Jan 2006 Messages: 7
Le 23 Jan 2006 13:48
Tu sais, je préfèrerais de loin rester dans ma petite sécurité, bien au chaud, et me faire une raison en acceptant ce qui vient. Mais je ne peux pas. Ce n'est pas une fuite, du moins je ne le crois pas.
Je suis obligé de provoquer de tels évènements, de manière à pouvoir être confronté à de nouvelles situations, de nouveaux lieux, de nouvelles personnes.
Je sais que je suis un peu fou mais le fait d'être ainsi privé d'une vie sentimentale, de n'avoir personne avec qui partager ma vie, ça me gâche même mes plus grandes amitiés.
En ce moment même je vois mes proches, mes intimes, comme des étrangers. Je suis moi-même devenu un étranger. le seul remède à cela est que je dois bouger, me confronter à quelque chose de nouveau sinon je crois que je vais me replier sur moi-même et recommencer un cycle de destruction. Et il faut dire que j'ai un peu peur maintenant, de ces moments noirs.
En fait, je ne comprend pas très bien pourquoi j'en suis là : j'ai toujours été adorable avec mes compagnes, tolérant, compréhensif - j'arrive parfaitement à contrôler ma jalousie, mes colères. Je laisse toujours parler mes sentiments en premier. On peut me faire parfaitement confiance. J'accepte toutes les cultures. je n'ai que très peu d'exigences. Mais j'ai surement dû louper une case quelque part - c'est évident. Pourtant je ne suis pas naïf, je crois. C'est étrange.
Mes amies me disent que je suis trop mystérieux mais je ne vois pas en quoi : je suis franc et sociable. Je veux bien admettre que le problème vient de moi mais je ne sais même pas à quoi j'ai à faire. Je ressens ça comme si je me débattais contre quelque chose d'invisible et de sournoi et qui, de plus, est moi-même. Je n'aime pas ça du tout, c'est un piège et je compte bien m'en libérer.
Fastlove ( 22 ans )
Inscrit le: 16 Jan 2006 Messages: 127
Le 23 Jan 2006 13:58
Je suis obligé de provoquer de tels évènements, de manière à pouvoir être confronté à de nouvelles situations, de nouveaux lieux, de nouvelles personnes.
sur ce point là je suis d'accord avec toi meme a mon age peu avançée je ressens se sentiment parfois de partir voir ailleur si c mieux meme si ça ne l'est pas forcement en tous cas ça change
mais pourquoi pas te poser ailleurs y rester construire quelquechose des projets quoi meme a mon age j'en ai tu me dira j'ai la vie devant moi
etre seul n'est pas une fin en soi personne n'as jamais dit que la vie devait etre vecu a deux !!!!
Philtrum ( 47 ans )
Inscrit le: 23 Jan 2006 Messages: 7
Le 23 Jan 2006 14:28
Partager sa vie, ce n'est pas un objectif ou une finalité, c'est un besoin - un peu comme une plante qui a besoin d'eau pour vivre.
Je compte me poser ailleurs mais il faut que je sâche où se trouve cet ailleurs : j'ai choisi d'office un "ailleurs" accueillant, hospitalier, du moins je l'espère - un ailleurs où le contact est naturel. Très certainement vais je repartir au Maroc.
Mayro ( 43 ans )
Inscrit le: 21 Jan 2006 Messages: 27
Le 25 Jan 2006 0:20
bonjour à toi,
t'as rien à foutre de tes os???? barre toi en voyage.
je t'explique : un sac à dos avec le strict necessaire, un ticket d'avion dans la destination de ton choix( genre loin très loin de tes coutumes etc etc), de preference un pays pauvre because pas becp de pognon car chomage, un mois au loin même en parlant qu'un peu l'anglais.
donc relation humaine assurée. Attention je ne parle pas de partir pour baiser comme un goré des montagnes. Mais la liberté vieux, la rencontre, l'aventure, la demerde se decroter, prendre le large, qui sait la-bas tu peux tomber amoureux ou decouvrir l'amitié....
allez casses toi!!
moi à ton age j'ai fais l'europe en routard, en stop, des souvenirs super et parfois tout seul.
et puis tuauras le gout de voyager la bougeotte, tu feras l'asie ou un autre continent...
bouges toi coco,
salut à toi et croque la vie
mayro
Roumi123 ( 30 ans )
Inscrit le: 15 Jan 2006 Messages: 71
Le 25 Jan 2006 1:13
Bonjour à toi, cher Sfaxien,
Je voudrais d'abord dire à certains de ceux qui lisent les messages qu'il est toujours bon de regarder d'où viennent ceux qui écrivent sur le forum. Notre ami est Tunisien ; on ne peut pas lui répondre exactement de la même façon qu'à un Français. On ne peut pas lui conseiller notamment de prendre des vacances ou de se promener un peu partout dans le monde. C'est assez indécent de dire cela alors même qu'il suffit de voir d'où vient le message pour saisir une partie des problèmes posés par ce jeune homme.
La vie des Tunisiens n'est pas simple pour de multiples raisons (poids social qui empêche certaines discussions, peu de débouchés pour les jeunes diplômés, beaucoup de gens vraiment pauvres, surtout dans la moitié sud... et bien d'autres choses encore).
Moi je te comprends p'tit Sfaxien. J'ai vu beaucoup de jeunes comme toi dégoûtés de la vie dans le Sahel. J'ai eu de la peine en voyant tous ces jeunes tunisiens hyper intelligents, pleins de bonne volonté, qui ne rêvaient au fond que d'une chose : partir ! Mais ne crois pas que la vie soit idyllique ici ; ici tout le monde galère, sauf les fils et filles de riches qui n'ont pas à travailler pour vivre (et ils sont d'ailleurs de plus en plus rares). Les autres galèrent beaucoup, qu'ils soient français de souche ou immigrés. Tu sais il n'y a plus de frontière pour la galère. On fait tous beaucoup d'études, on trouve pas de travail après (tu vois ça c'est comme en Tunisie !). La France n'est pas le paradis que tu imagines ; on y vit mieux qu'en Tunisie c'est sûr mais n'oublie pas que c'est dix fois plus dur pour quelqu'un comme toi qui arriverait sur place.
Alors la solution c'est d'essayer de t'en sortir sur place à Sfax ou ailleurs. Peut-être que tu trouveras pas un travail très intéressant au départ mais il faut bien commencer par quelque chose. Peut-être que tu pourras trouver un travail dans le tourisme durant la prochaine saison touristique ?
Pour le reste, essaie de trouver des vrais amis. ça existe et ça aide beaucoup parfois dans le domaine matériel mais surtout pour le moral. C'est important l'amitié.
Et puis pour l'amour ce n'est pas simple. Parfois on est trop timide pour faire des rencontres. Tu peux essayer de regarder des annonces sur des sites internet ; il y a pas mal de filles tunisiennes inscrites. Et puis sinon passe par la bonne vieille méthode : demande à ta famille ou, mieux à tes amis intimes, de t'aider à trouver une fille bien ; ils chercheront parmi leurs propres amis, leurs relations, leur famille, ... C'est un système qui paraît peut-être un peu archaïque surtout pour les Français mais au fond, si on trouve une fille bien par cette méthode, pourquoi ne pas essayer. L'essentiel, c'est que tu ne te laisses pas imposer un choix dans ce domaine.
Sinon essaie d'apprécier la vie, promène toi, respire, regarde la nature autour de toi (évidemment il vaut mieux t'éloigner un peu du centre de Sfax !). Vas voir un peu les grandes étendues dans le sud tunisien ; quand on y est, on se vide la tête, on se ressource beaucoup. Il y a des très belles choses à voir en Tunisie, des paysages qui permettent d'apaiser son âme, de croire en la beauté de la vie. Et puis tu peux te donner du courage en développant des passions, en trouvant des gens avec qui discuter de ces passions, y compris sur internet. Le partage est essentiel pour se sentir bien.
J'espère que mon message t'aura un peu aidé. Je te souhaite très bon courage.
Beslama.
Roumi
Mayro ( 43 ans )
Inscrit le: 21 Jan 2006 Messages: 27
Le 25 Jan 2006 1:57
bonjour,
c'est ok, roumi, autant pour moi, je n'avais pas lu la destination. Effectivement ce peut-être different. M'enfin il est tard mais c'était de bonne intention.
bye
mayro
Roumi123 ( 30 ans )
Inscrit le: 15 Jan 2006 Messages: 71
Le 25 Jan 2006 10:12
Y'a pas de problème, Mayro. C'est vrai qu'on imagine pas bien ici en France comment se passe la vie en Tunisie parce personne n'en parle vraiment. Salut à toi !