Après-midi glaciale et cœur au ralenti
Je m’abreuve d’un sang qui ne veut plus couler
Il m’embrasse l’échine – ah non ! il est parti
Je donnerais mon corps pour l’un de ses baisers
Il m’a volé mon rire et il l’a emporté
Il m’a volé mon âme et toutes mes pensées
Je ne puis plus qu’attendre de les retrouver
En décomptant des jours semblant l’éternité
Son cœur est un abîme où glissent mes envies
Le mien n’est plus qu’amas de larmes et de cendres
Le ciel me l’a donné, puis il me l’a repris
Si sa vie est un son, je veux toujours l’entendre !
Viens, mon bel ange, viens ! caresse-moi encore
Console si tu peux mes bras qui te réclament
Et qui, sans ton odeur, sont voués à la mort
Comme deux oisillons que trop de faim condamne
Pose encore tes yeux sur mes paupières closes
Flagelle mon visage et mon corps tout entier
De ton regard azur dont les plus rares roses
Ne pourraient égaler l’éclat ou la beauté
post replacer au bon endroit
RC