Ce que je cherche c’est le moment où je sais que plus rien ne sera comme avant, où toute liberté, toute révolte seront inutiles. Je serai fait comme un rat définitivement et sans aucun retour possible à la vie normale. Il ne s'agit pas de fuir la vie de tous les jours, mais de venir, enfin à mon destin
Je n’aurais plus qu’à me soumettre totalement, pour le restant de mes jours, sans aucun retour à quelque liberté que ce soit. En échange je ne demande qu’une chose : qu’on me sorte de la vie de tous les jours, définitivement, sans retour possible, que je quitte enfin cette prison ou je ne devrais pas vivre, pour vivre enfin là ou j'aurais toujours du être
Fripe ( 55 ans )
Inscrit le: 04 Sep 2005 Messages: 95
Le 12 Sep 2005 1:38
Je dois dire que je suis terriblement sensible et disponible à la domination physique (gifles, coups, fouet, tabassage, badines, piques, etc) qui me plonge dans un état de douleur, de joie et de dépendance totales. Je suis simultanément absolument aimanté par le cuir noir porté par une femme, talons, bottes, gants, combinaisons, jupes, pantalon, etc
Fripe ( 55 ans )
Inscrit le: 04 Sep 2005 Messages: 95
Le 12 Sep 2005 14:57
Au niveau du théatre, rituel décisif, à peine arrivé chez son bourreau l'esclave doit se défaire de toute protection et nu, est entravé de telle manière que les parties les plus inaccessibles de son corps puissent être frappées , excitées , tourmentée.
La séance de bastonnade, fouet, cravache, coups ou autres est quasi immédiate, afin que l'homme comprenne qu'il est enfin dans son destin de tomber, de perdre toute possession de lui même.
Vient ensuite le nettoyage du désir, vidage de toute sève, "tout doit disparaitre", et coups et fouets peuvent aider à ce nettoyage, cette purification de tout désir.
Ensuite enfin les choses sérieuses peuvent commencer.
Définitivement à la merci, s'ouvre pour l'homme épuisé le chemin noir du néant le plus contrasté qu'il soit, abjection ou lumière, mais uniquement dans le giron de l'extrême maitresse, sans qui l'être n'existe plus, physiquement comme moralement
Voilà ce à quoi j'aspire depuis toujours
Fripe ( 55 ans )
Inscrit le: 04 Sep 2005 Messages: 95
Le 19 Sep 2005 15:58
En fait l'homme est attiré par le fantasme avant d'être attiré par la personne. Le femme s'intéresse d'abor d à la personne, le fantasme peut suivre. Ce qui fait que sur Internet, et dans les annonces, il y a surtout des hommes, qui cherche une dominatrice (en ce qui concerne ce type de fantasme) Et pratiquement pas une chance pour eux de rencontrer le sujet ou l'objet de leurs fantasmes.
Alerik ( 41 ans )
Inscrit le: 16 Sep 2005 Messages: 6
Le 19 Sep 2005 19:10
trés instructif.... et douche froide en ce qui me concerne ...je n'aspire pas à tant !!
Cela veut peut étre dire que je fais fausse route içi ??
Madamelore, auriez vous l'obligeance de donner votre avis sur cette vision des choses ?
Merçi d'avance .
Rafwoo ( 32 ans )
Inscrit le: 10 Sep 2005 Messages: 87
Le 19 Sep 2005 19:44
C'est pas mal ton dialogue tout seul fripe53 en fait tu n'as pas besoin de dominatrice parceque tu as en toi les questions et les réponses à tes problèmes...
Bonne branlette .....de cerveau... et salut à ta maîtresse...
Le grand méchant wooo
Madamelore ( 38 ans )
Inscrit le: 06 May 2005 Messages: 289
Le 19 Sep 2005 19:54
le contrat entre le dominant et le soumis est comme tout contrat adopté par toutes les parties..............
En ce qui concerne ses desirs à lui , il est evident qu'il a déjà gouté à la soumission et donc qu'il desire s'y adonner à nouveau de plus en plus et de plus en plus fort......Il a ses desirs propres, desirs de soumis etablis............
En nouveau soumis , TES desirs ne sont surement pas encore si etablis et si clairs, je dirais pour ma part qu'il faut etre prêt, prête, en tant que soumis(e) à perdre toute volonté face à la Maitresse et peu à peu à n'être plus que ce qu'ELLE exige , là commence la vertigineuse quête !
Fripe ( 55 ans )
Inscrit le: 04 Sep 2005 Messages: 95
Le 22 Sep 2005 10:31
Ce que la dominatrice ne sait pas, et ne veut pas savoir, qu'il est impossible de rester en permanence en état de disponibilité," toujours prêt" aux pires ou aux plus ridicules extrémités. Ce sont des phases, violents, ou mineures, puis après, on est bien obligé, on retourne à la vie courante, la vie reprend ses droits.
C'est Deleuze je crois qui a raison (préface à la Venus en fourrure de Sacher Masoch) quand il dit que le sado masochisme n'existe, c'est une illusion. La dominatrice sadiste n'a pas envie de connaitre les désirs de son "soumis"
Le masochiste ne rêve que d'une femme qui ne s'occupe que de ses désirs à lui. Deleuze invente alors le concept de la femme "masochisante", de fait actrice et ou péripatéticiénne, qui rend au masochisme son rêve en théatre.
Pour lui il n'y a pas beaucoup d'autre issue...
Fripe ( 55 ans )
Inscrit le: 04 Sep 2005 Messages: 95
Le 22 Sep 2005 10:58
Car rien n'est plus délicieux au soumis que le moment où il s'imagine, quasi télépathiquement, que la maitresse s'intéresse à lui, à ce qu'il raconte imagine et désire.
Illusion supreme ou secrete connivence.
La réponse n'existe pas
Madamelore ( 38 ans )
Inscrit le: 06 May 2005 Messages: 289
Le 23 Sep 2005 16:27
Deleuze ou pas , il n'en est pas moins un homme et à priori à en lire ce qu'il asène, un homme si peu sur de sa masculinité qu'il voudrait même en tant que soumis avoir le pouvoir............. par l'argent .
Il n'est apparemment donc pas prêt à abjurer toute volonté et fierté pour n'être plus que ce qu'ELLE voudrais faire de lui!
Dommage qu'il ne s'en rende pas compte....
Fripe ( 55 ans )
Inscrit le: 04 Sep 2005 Messages: 95
Le 24 Sep 2005 2:13
Abjurer toute volonté est un délice , et il y a des siècles qu'il ne s'est plus servi d'argent pour ces choses là. Mais les seules ersatz d'opportunités qui se sont présentées à lui étaient toujours liées à l'argent. Il en a déduit qu'il n'y que des rapports liés à l'argent. Quant au piège d'abdiquer virtuellement, à des personnes inconnues, à l'identité improbable, qui de toute manière ne souhaite aucune complicité, c'est mission impossible, d'autant que la volonté d'abdiquer ne peut exister que si la volonté de soumettre réellement existe en face. Hors en face elle n'existe pas, elle s'affiche en grimaces et postures , sans aucune conviction profonde. On ne se soumet pas tout seul. Si aucun courant ne passe, on fait du ping pong virtuel, c'est tout. Car soit on s'abandonne, et donc on franchi le cap de l'être à l'abandon, soit on est déjà rien de toute manière, alors, aucune question n'est à se poser, puisque tout ce qu'on dit n'est que borborygme stupide. Dominer en niant l'autre d'emblée, c'est comme un dompteur qui éduquerait ses fauve à coup d'une balle dans la tête.
Fusillez moi ce fripe, et regardez qui commande.... Quelle tristesse insigne...