Poèmes Erotiques


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Northman ( 39 ans )

Grebizois habitué

Inscrit le: 15 Mar 2006
Messages: 106
Le 24 Mar 2006 12:42

Bien des auteurs se sont essayés à écrire des poèmes érotiques..... Embarassed


DENTELLE

Cette dentelle, affirmation de ta féminité,
Quand le jean unisexe et râpeux
Traîne au sol en bouchon,
Si fine et qui accroche si fort mes doigts à toi
Trempée du sexe qui coule de désir.

Cette dentelle, blanc sur blanc
En bas de ton ventre,
Où mes lèvres s’attachent,
Sous laquelle je sens ton désir s‘arrondir
Quand je le gonfle sous ma langue.

Cette dentelle qui s’envole dans la chambre
Pleine de ton odeur, de ton odeur d’envie
De mes mains, de mes lèvres, de mon sexe,
De ta faim, de ta soif de plaisir,
Si fragile et si pleine de toi.

Cette dentelle si remplie de moi
A en craquer et que j’écarte un peu
Pour venir en toi sans en perdre le contact,
Quand ce n’est pas toi,
Dans ton impatience de moi,

Qui l’ouvre avant de me prendre
A pleine main pour me glisser en toi.
Cette dentelle qui alors se tache
De ta jouissance et de la mienne,
Qui te fait comme un souvenir le jour durant.

Cette dentelle, c’est là sa seule utilité,
De retenir les coulures chaudes
De la réminiscence d’un orgasme
Joyeusement partagé,
Que tu gardes en haut de tes cuisses.

François d'Alayrac
Northman ( 39 ans )

Grebizois habitué

Inscrit le: 15 Mar 2006
Messages: 106
Le 24 Mar 2006 12:48

et un autre pour la route...


Mon très cher petit Lou je t’aime
Ma chère petite étoile palpitante je t’aime
Corps délicieusement élastique je t’aime
Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime
Sein gauche si rose et si insolent je t’aime
Sein droit si tendrement rosé je t’aime...
Fesses exquisément agiles qui se rejettent bien en arrière je vous aime
Nombril semblable à une lune creuse et sombre je t’aime
Toison claire comme une forêt en hiver je t’aime
Aisselles duvetées comme un cygne naissant je vous aime
Chute des épaules adorablement pure je t’aime...
Pieds savants pieds qui se raidissent je vous aime
Reins chevaucheurs reins puissants je vous aime
Taille qui n’a jamais connu le corset taille souple je t’aime
Dos merveilleusement fait et qui s’est courbé pour moi je t’aime
Bouche ô mes délices ô mon nectar je t’aime
Regard unique regard-étoile je t’aime
Mains dont j’adore les mouvements je vous aime
Nez singulièrement aristocratique je t’aime
Démarche onduleuse et dansante je t’aime
O petit Lou je t’aime je t’aime je t’aime

Apollinaire
Christy ( 44 ans )

Grebizois pour toujours

Inscrit le: 17 Apr 2005
Messages: 3118
Le 24 Mar 2006 14:01

"Dans ce café bondé d'imbéciles, nous deux
Seuls nous représentions le soi-disant hideux
Vice d'être "pour homme" et sans qu'ils s'en doutassent.
Nous encagnions ces cons avec leur air bonasse,
Leurs normales amours et leur morale en toc.
Cependant que, branlés et de taille et d'estoc
à tire-larigot, à gogo, par principes.
Toutefois, voilés par les flocons de nos pipes,
(Comme autrefois Héro copulait avec Zeus),
Nos vits tels que des nez joyeux et Karrogheus
Qu'eussent mouchés nos mains d'un geste délectable,
Éternuaient des jets de foutre sous la table."

Paul Verlaine
Dizzy ( 2008 ans )

Tout petit Grebizois

Inscrit le: 17 Mar 2006
Messages: 26
Le 27 Mar 2006 11:44

Lettre de George Sand à Alfred de Musset :


Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puise être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
que vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.



George Sand

Réponse d'Alfred de Musset :

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Alfred de Musset

La réponse de George est une merveille de concision :

Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

George Sand

Pour ceux qui ne connaissent pas, le premier se lit une ligne sur deux et pour les deux autres, il faut lire le premier mot de chaque ligne
Christy ( 44 ans )

Grebizois pour toujours

Inscrit le: 17 Apr 2005
Messages: 3118
Le 27 Mar 2006 13:01

Je ne connaissais pas, ils étaient plus que coquins à cette époque, et quelle intelligence ! Pas mal !
Northman ( 39 ans )

Grebizois habitué

Inscrit le: 15 Mar 2006
Messages: 106
Le 27 Mar 2006 17:24

Ballade du sexe féminin

Je suis passé jadis par cette porte dérobée
Avant mon premier souffle j'ai dévalé ce toboggan d'émois
Au sortir de l'océan pourpre où mon corps menu
Accordait son battement à celui d'un cœur immense
Écoutant déjà les grondements du monde à travers les parois du ventre
Rideau de mon entrée en scène comme dérisoire comparse désemparé
Entrouve doucement tes lèvres tandis que je contemple le reste du corps
Source d'urine de sang d'eaux-mères et de petites vies braillardes
Dont le crâne apparaît cercle à cercle au milieu des élancements
Vallon vibratile défilé des sirènes fissure des fées
Oreille des nymphes atoll aux palmiers ruisselants cour des miracles
Vestibule de soie étoile noire serrure et charnière à la fois
Visage incarcéré de l'antérieur en double profil perdu
Entrouve doucement tes lèvres tandis que je caresse le reste du corps
Sillage frayage passage parage virage village mirage message
Piste fraîche sentier sous la pluie rue de la rosée
Allée des sueurs avenue des sèves jardin des humeurs
Festival de larmes gala de salives assemblée des mousses
Grappe d'éventails avalanche de plumes vivier des poulpes et des pulpes
Envers des sourires et soupirs rime et raison des mots couverts et des parfums
Entrouve doucement tes lèvres tandis que je hume et palpe le reste du corps
Prince des yeux clairs aux sommets écumeux de la palpitation
Prince des yeux fermés aux profonds flottements de la satisfaction
Prince du nombre six qu?envahit l?un septième
Resserre doucement tes lèvres tandis que je traverse l?âme entière


Michel Butor
Christy ( 44 ans )

Grebizois pour toujours

Inscrit le: 17 Apr 2005
Messages: 3118
Le 27 Mar 2006 20:13

Il y avait une jeune femme de Landernau
Qui fila une chaude-pisse au bedeau.
Elle lui demanda : «Ça te gratte ?»
Lui répondit : «Scélérate,
Ça me brûle comme l'enfer chaque fois que je pisse.»
Northman ( 39 ans )

Grebizois habitué

Inscrit le: 15 Mar 2006
Messages: 106
Le 29 Mar 2006 11:36

............................TOUT DISPARAIT QUAND PARAIT LE TRI...................................
..............................
ANGLE NOIR LE TRIANGLE LYRIQUE.....................................
..................................
LE TRIANGLE CENTRAL CHANTE........................................
.....................................
ÉPERDUMENT LA DRESSÉE...........................................
........................................
DU MAÎTRE ET LE TRIAN...............................................
........................................
GLE NOIR AVEUGLE LE...............................................
..........................................
DÉSIR QUI LE REGAR.................................................
.............................................
DE... MAIS LE TRI....................................................
.............................................
ANGLE NOIR EST.....................................................
..................................................
UN DÉSIR.............................................................
......................................................
SANS...............................................................
........................................................
MA................................................................
.........................................................
IN.................................................................
.............................................................................................................................

...................................................
P.A. Birot...........................................................
Northman ( 39 ans )

Grebizois habitué

Inscrit le: 15 Mar 2006
Messages: 106
Le 31 Mar 2006 14:46

Viens t'asseoir sur mon dard enduit de vaseline
Car je connais tes goûts, ma vicieuse Line,
Et qu'il te faut sentir
Un gros membre enfoncé dans tes chairs élastiques,
Cependant que d'un doigt prompt à te divertir
Par-devant tu t'astiques.

Sur ce clou palpitant assise sans bouger,
Tu n'attends le plaisir que de ton doigt léger,
Mais sitôt qu'il s'amène,
Lancinant et rapide, infernal et profond,
Ton corps comme en fureur sur mon dard se démène
Pour l'entrer jusqu'au fond !

Louis Perceau ( dit Vérineau )

( 1883 - 1942)
Christy ( 44 ans )

Grebizois pour toujours

Inscrit le: 17 Apr 2005
Messages: 3118
Le 31 Mar 2006 20:28

Il y avait une jeune mariée à Chester
Qui, le jour de la noce, fut congratulée par sa mère.
«Tu vas voir, elle est divine,
Je parle, bien sûr, de sa pine,
Il me l'a mise à Leicester.»
Frenchie90608 ( 28 ans )

Grebizois habitué

Inscrit le: 28 Jun 2005
Messages: 189
Le 22 May 2006 16:56

2 avril 1928 - 2 mars 1991

Variations sur Marilou:

Dans son regard absent

Et son iris absinthe

Tandis que Marilou s'amuse à faire des vol

Utes de sèches au menthol

Entre deux bulles de comic-strip

Tout en jouant avec le zip

De ses Levi's

Je lis le vice

Et je pense à Caroll Lewis.

Dans son regard absent

Et son iris absinthe

Tandis que Marilou s'évertue à faire des vol

Utes de sèches au menthol

Entre deux bulles de comic-strip

Tout en jouant avec son zip

A entrebâiller ses Levi's

Dans son regard absent et son iris

Absinthe dis-je je lis le vice

De baby doll

Et je pense à Lewis Caroll

Dans son regard absent

Et son iris absinthe

Quand crachent les enceintes

De la sono lançant

Accord de quartes et de quintes

Tandis que Marilou s'esquinte

La santé s'éreinte

A s'envoyer en l'air...

Lorsqu'en un songe absurde

Marilou se résorbe

Que son coma l'absorbe

En pratiques obscure

Sa pupille est absente

Mais son iris absinthe

Sous ses gestes se teinte

D'extases sous-jacentes

A son regard le vice

Donne un coté salace

Un peu du bleu lavasse

De sa paire de Levi's

Et tandis qu'elle exhale

Un soupir au menthol

Ma débile mentale

Perdue en son exil

Physique et cérébral

Joue avec le métal

De son zip et l'atoll

De corail apparaît

Elle s'y coca-colle

Un doigt qui en arrêt

Au bord de la corolle

Est pris près du calice

Du vertige d'Alice

De Lewis Caroll.

Lorsqu'en songes obscurs

Marilou se résorbe

Que son coma l'absorbe

En des pratiques absurdes

Sa pupille s'absente

Et son iris absinthe

Subrepticement se teinte

De plaisirs en attente

Perdue dans son exil

Physique et cérébral

Un à un elle exhale

Des soupirs fébriles

Parfumés au menthol

Ma débile mentale

Fais tinter le métal

De son zip et Narcisse

Elle pousse le vice

Dans la nuit bleue lavasse

De sa paire de Levi's

Arrivée au pubis

De son sexe corail

Ecartant la corolle

Prise au bord du calice

De vertigo Alice

S'enfonce jusqu'à l'os

Au pays des malices

De Lewis Caroll.

Pupille absente iris

Absinthe baby dol

Ecoute ses idoles

Jimi Hendrix ElvisPresley

T-Rex AliceCooper Lou Reed les Roll

Ing Stones elle en est folle

Là-dessus cette Narcisse

Se plonge avec délice

Dans la nuit bleu pétrole

De sa paire de Levi's

Elle arrive au pubis

Et très cool au menthol

Elle se self contrôle

Son petit orifice

Enfin poussant le vice

Jusqu'au bord du calice

D'un doigt sex-symbole

S'écartant la corolle

Sur fond de rock-and-roll

S'égare mon Alice

Au pays des malices

De Lewis Caroll.

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