Stérilité masculine... Souffrance incomprise




Stérilité masculine... Souffrance incomprise



Troubles sexuels > Stérilité masculine... Souffrance incomprise

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Zeome ( 38 ans )

Rencontres : 12 Dec 2005
Message : 396

Salut à tous,

Voilà je suis devant une émission qui traite de la stérilité masculine... Je vois un homme malheureux par cette nouvelle... Pourquoi dans notre société la stérilité masculine est souvent perçue comme quelquechose de "pas grave"... En général c'est la femme qu'on plaint car elle n'aura pas d'enfant... Je suis moi-même stérile et mon couple s'est brisé en grande partie à cause de ça... Je l'ai vécu ainsi... Les gens ouvrent les yeux sur les souffrances que j'ai pu vivre que maintenant... Cette souffrance est toujours au fond de moi et se réveille régulièrement... Le fait de vivre seul, de voir mon ex déjà maman alors qu'on est séparés depuis moins d'1 an n'est pas là pour m'aider... Ne vous inquiétez pas je ne suis pas en déprime mais je vis assez mal ma stérilité et me sent incompris... Comme si c'était pas grave... Dites moi ce que vous en pensez...Comment vous ressentez ce problème...

@ +++
Misspeste ( 48 ans )

Rencontres : 13 Sep 2005
Message : 1517

Délicat sujet s'il en est un ...

La stérilité qu'elle soit masculine ou féminine, touche avant tout un couple dans son ensemble ...

Il faut savoir que les tout premiers examens afin de determiner qui des deux peut être stérile, est pratiqué en général en premier lieu sur la femme ... Notre société n'est peut être justement et malheureusement pas prête à admettre que l'homme puisse l'être....

C'est affreusement dur à vivre et cela je n'en doute pas un seul instant, mais il est vrai que l'on pense plus à la femme en ce cas, car la femme a toujours cette image de maman, de mère "porteuse", pour certaines personnes c'est l'image même de la feminité, la mère nourriciére, et combien de fois ai je entendu : Une femme qui ne donne pas la vie est un arbre mort ....

Mais il y a des solutions pour le couple dont c'est l'homme qui est atteint de ce mal, solutions moins à risque que lorsque c'est la femme, on a alors recours au sperme d'un donneur anonyme, oui je sais pas évident à accepter, mais ... Ou bien alors l'adoption, mais c'est priver la femme de porter un enfant ... Jamais simple ...

Il existe encore d'autres cas, ou le couple n'arrive pas à avoir d'enfant et ce malgrés tous les examens pratiqués, aucun des deux ne semble être stérile et pourtant ... On parle alors de stérilité inexpliquée, ou d'incompatibilité... En clair : Change de partenaire et ca fonctionnera peut être ... Et on te propose sans grand espoir, mais sait on jamais des IAC, des FIV des TEC...

Je comprends parfaitement ce que tu peux ressentir, au delà de tout...Pas facile non plus à admettre quand autour de toi tes amis en font à la chaine et dans ton cas ton ex... Mais un enfant aussi désiré soit il, aussi voulu soit il n'est pas un but en soi ... Et crois moi mes mots là je les pèse ... Un enfant on ne le fait pas pour soi mais pour lui, c'est un être à part entiére... Pas besoin de l'avoir "fait" pour l'aimer et l'aider à grandir ...

Trouver des mots de réconfort en pareil cas est vain et complètement inutile, juste te dire qu'enfant ou pas enfant tu te réaliseras quand même pleinement et qu'un jour peut être tu renconteras une adorable maman célibataire avec son p'tit bout à aimer et tu le porteras comme ton propre enfant ... C'est tout le mal que je te souhaite ...
Melo74 ( 32 ans )

Rencontres : 13 Jul 2005
Message : 570

La stérilité, j'y pense tres souvent! S'il y a un truc dont je suis sur dans ma vie, c'est bien que je veuille un enfant!! Suis je sterille? Jusqu'a aujourd'hui dans une relation je n'ai jamais eu l'occasion d'arriver au point de faire un enfant, et même par accident je n'ai jamais mis de nana enceinte. Par conscequent cette question reste en suspend et ca me fais tres peur! Il y a des tests surement mais je ne veux pas me polluer la vie avec ca pour le moment.

Comme disait misspeste, il y a les donneurs anonymes, mais je me sent pas pres a accepter ca, si cela devait m'arriver!

En tous cas Zeome, tiens le coup on dis qu'il y a une solution à tous les problemes!

*MeLo*
Zeome ( 38 ans )

Rencontres : 12 Dec 2005
Message : 396

J'ai réussi à accepter le fait que je ne serais pas père biologique... Je n'ai pas encore admis que la personne que j'aimerai pourrais être enceinte "avec le sperme d'un autre"... D'autant qu'il y a tant d'enfants malheureux dans le monde... Je comprends ce besoin qu'a la femme de donner la vie et jamais au grand jamais je ne pourrai priver une femme de ce bonheur si celle ci le désire, mais je dois encore avancer dans ma tête car la pilule reste dure à avaler... Même si je vous répète que mon moral va très bien et que je n'ai pas ça en tête toute la journée mais je sais d'avance que ça sera un flippe total quand l'occasion d'être papa se représentera, rien que du fait de l'échec que ma précédente histoire a échoué à cause de ça... J'espère que les moeurs évolueront et qu'on prendra un peu plus en compte notre souffrance... Car se sentir fautif d'une chose dont on est victime multiplie cet effet de souffrance... Merci de vos réponses Mélo et Misspeste
Misspeste ( 48 ans )

Rencontres : 13 Sep 2005
Message : 1517

Tu sais Zeome, avoir du mal à accepter le sperme d'un donneur afin d'avoir un enfant, pour les hommes c'est bien souvent le cas... Cela me semble normal, logique d'un point de vue masculin.

L'équipe médicale qui entourre le couple est là pour répondre à ce genre de question, ce genre d'interrogation... Tu sais ce n'est en pratique qu'une insémination, le reste est un travail sur soi, oh combien difficile pour le couple... Car si c'est "traumatisant" pour l'homme ca l'est aussi pour la femme de ne pas recevoir en elle le sperme de l'homme qu'elle aime ...

On ne pense pas à tout ca lorsque l'on se marie, et les examens pré nuptiaux, ne le prévoyent pas non plus et pourtant ce mal est de plus en plus fréquent. Le couple pas préparé à affronter ce problème se retrouve désemparé, et certains ni resistent pas ... Ce que je veux dire par là, c'est que maintenant tu le sais, et que demain lorsque tu renconteras une femme avec qui tu voudras faire un bout de chemin, les choses seront claires dés le départ, pas de surprises... A ce moment là elle aura le choix, et si elle reste avec toi, tu auras alors trouvé le véritable amour et à deux vous trouverez LA solution qui vous convient le mieux ...

De tout coeur, courage ...
Zeome ( 38 ans )

Rencontres : 12 Dec 2005
Message : 396

Misspeste a dit :
Car si c'est "traumatisant" pour l'homme ca l'est aussi pour la femme de ne pas recevoir en elle le sperme de l'homme qu'elle aime ...


Ben le truc c'est qu'elle a pris la bonne vieille méthode pour avoir son sperme et ça l'a pas du tout traumatiser... Comment croire en l'amour après ça... Bref, je suis très bien seul pour le moment car incapable de faire confiance... Mes expériences récentes me l'ont prouvé... En tout cas merci beaucoup Misspeste c'est très gentil de me répondre, biiiiiiiiiiiiiiiises
Misspeste ( 48 ans )

Rencontres : 13 Sep 2005
Message : 1517

Il ni avait peut être pas assez d'amour de son côté tout simplement ...
Peut être que cette pression et cette envie était plus forte que tout, on ne peut pas savoir tu sais ... Il faut avoir une sacré force de caractère pour affronter tout ca, et elle ne l'avait certainement pas ...

Dis toi que tu n'a rien perdu, même si c'est vraiment pas facile à admettre, elle n'était pas celle qui allait finir ses jours auprès de toi ...

Il y en a des plus ... :wink:

Pourvu qu'Evil ne me lise po !!!

Un gros bisou à toi aussi, le passé n'est plus à faire et l'avenir reste à construire ...
Christy ( 48 ans )

Rencontres : 17 Apr 2005
Message : 3115

J'ai réussi à accepter le fait que je ne serais pas père biologique... Je n'ai pas encore admis que la personne que j'aimerai pourrais être enceinte "avec le sperme d'un autre"...Zeome

Mais tu es prêt, tu l'accepteras le jour où tu auras dans tes bras votre bébé, car il s'agira bien du vôtre, et non celui d'un donneur. Quand tu seras en couple, et que votre décision sera prise, dès que ta future femme sera enceinte, dès les premiers mois tu commenceras à avoir le sentiment d'être père, parce que ce sera la joie dans votre couple, et la future maman sera trop heureuse, et toi tu vivras cet évènement avec autant d'intensité que si c'était toi le donneur ! Le plus difficile c'est cette étape actuelle, tu penses à ton ex, et c'est pas bon pour ton moral, du coup tu te culpabilises... Alors dis-toi que tu auras aussi droit à être père, et être fier de ta petite famille. Bonne chance maintenant ! :wink:
Ginie2oo6 ( 30 ans )

Rencontres : 11 Nov 2005
Message : 6892

Coucou Mon gros manche ,

On a en parlé , de ca , il y a bien longtemps ... Tu connais mon point de vue la dessus ...
Je te fais de gros bisous
Christy ( 48 ans )

Rencontres : 17 Apr 2005
Message : 3115

Coucou Mon gros manche ,

On a en parlé , de ca , il y a bien longtemps ... Tu connais mon point de vue la dessus ...
Je te fais de gros bisous - Ginie




euh.... :? pourquoi tu l'appelles "gros manche" lol ! :roll:
Melo74 ( 32 ans )

Rencontres : 13 Jul 2005
Message : 570

C'est vrai ca!! D'ou vient cet etrange surnom!!? C'est completement barré comme truc!! Vous etes allé le chercher loin, non??

MeLo
Christy ( 48 ans )

Rencontres : 17 Apr 2005
Message : 3115

Dans l'émission sur Canal+ je suppose (vous savez Groland lol !).... le dimanche on ne fait rien comme des gros manches lol !!!! :lol: :lol: :lol: :lol:
Zeome ( 38 ans )

Rencontres : 12 Dec 2005
Message : 396

Ahahaaaaaaaa vous voudriez bien savoir hein !!!! C'est notre petit secret hihihiii... Chui son gros manche c'est tout :lol: :lol: :lol: :lol:
Christy ( 48 ans )

Rencontres : 17 Apr 2005
Message : 3115

Pour en revenir à ton problème, alors que penses-tu de nos réponses... Et ne penses pas que le jour où tu verras ton amie enceinte, ta réaction sera complètement différente, et tu commenceras à te mettre corps et âme dans celui d'un père.
Zeome ( 38 ans )

Rencontres : 12 Dec 2005
Message : 396

Alors Christy, je ne sais pas du tout comment je vais réagir... Je pense que ça va dépendre aussi de la façon dont la personne avec qui j'aborde le problème vivra ça... Comme tu le dis c'est quelquechose qui s'aborde en couple... Donc je verrai quand je serai en couple... Pour le moment je me reconstruis toujours et honnêtement j'ai malheureusement tedance à mettre un peu toutes les femmes dans le même lot pour le moment... Je sais que ça n'est pas bien mais depuis ma rupture je ne suis pas tombé sur des personnes me convaincant... Peut-être que je suis devenu trop exigeant ou trop dur... Bref quand la bonne personne arrivera je pense que je le saurai... En tout cas merci pour vos réactions à tous... Le but de ce post était de montrer que les hommes atteinds de stérilité souffrent de ce problème mais aussi de la culpabilité de ne pas offrir à sa femme une grossesse... J'ai envie que les moeurs avancent un peu sur le sujet et que le souffrance de l'homme soit aussi considérée... C'est une douleur de couple et pas seulement de la femme...

@ bientôt tout le monde et merkiiiiiiii

PS : ça change de me voir sérieux !!! hein ?? mdrrrrrr
PS2 : Désolé je pouvais pas m'empêcher de dire une petite connerie... Le naturel revient au galop mdrrrrr :lol:
Christy ( 48 ans )

Rencontres : 17 Apr 2005
Message : 3115

Je ne pense pas que ce soit de l'exigence de ta part, mais tout simplement parce que tu n'es pas amoureux, c'est toute la différence. Ceci dit tu peux très bien trouver ta future femme aujourd'hui comme dans plusieurs années, tu as fait le point sur ta stérilité, et tu as la volonté d'être au-dessus ! Mais c'est très difficile comme tu le dis dans un couple ce manque d'enfant. :wink:
Nina35fr ( 40 ans )

Rencontres : 13 Apr 2007
Message : 10

coucou j ai bien lu se qe tu a ecri et tt se que tu dis me rapel moi je suis qelqu un qui ne ve plus etre avec un homme depuis mon divoce a cause de ma steriliter je soufre et je n ai mm plus le gout de vivre j ai 35 ans et finalemen je m apercois qe je n ai rien fonder et qe mon couple et parti en eclat mais j ai l impression qe personne ne me compren tt le monde dis qe je suis courageuse mais o fond de moi je pleure se qui fai qe je ne suis pa si courageuse qe sa car je fon en larme tt les soir en ecoutan de la musiqe de + mon mari c est remarier avec une autre pour pouvoir fonder sa propre famille j ai mal et je soufre mais je n ai toujour pa pris conssience qe d autre gens soufre c personne son des peti etre qui on ete abandoner par leur famille mais a 35 ans seul c dificile d adopter qestion sexuel je ne suis pa prete a me metre avec un homme c est certainemen le choqe d avoir apris mon divorce ma steriliter et ma menopose pratiquemen en mm temp qe doije faire ?? aider moi car je soufre merci par avance o personne qui auron pris le temp de lire a bientot
Papirepamieu ( 38 ans )

Rencontres : 15 Feb 2007
Message : 47

Nina,
déjà, je te souhaite bon courage car surmonter une souffrance comme la tienne n'est pas aisée.

Mais c'est loin d'être impossible, il faut prendre le temps de te reconstruire, d'être plus forte, tu n'as que 35 ans, tu es plus au début qu'à la fin de ta vie.

Il faut te dire aussi que pour adopter un enfant un jour, cette force te sera nécessaire car élever un enfant; seul ou à deux est un combat de tous les jours, c'est long, c'est difficile et afin de mettre toutes les chances d'élever un enfant de ton coté, tu dois être forte et bien dans tes pompes.

Pour ce qui est de l'amour avec un autre homme, l'amour va et vient sans qu'on s'y attende et je suis certain qu'il t'attend à un détour de ta vie, sois patiente et mets le temps dont tu dispose à profit afin de devenir celle que tu souhaites être au fond de toi.

Tu vas y arriver :wink:
Titepuce75 ( 42 ans )

Rencontres : 20 May 2005
Message : 3642

Joli message d'espoir jeune homme, en espérant que Nina revienne le lire.

Faire le deuil d'une grossesse qui ne viendra pas n'est pas aisé.
Je te souhaite bon courage moi aussi.
Mais dis-toi bien que meme si tu rencontres un homme qui aura déja fait sa vie (tout comme toi tu l'as fait), qui aura des enfants de son coté, rien ne vous empechera de fonder une famille par amour, si vous le souhaitez, même si l'adoption est un parcours difficile.
Alors bas-toi en attendant ce moment-la.
Nina35fr ( 40 ans )

Rencontres : 13 Apr 2007
Message : 10

oui mais je suis une femme dechirer aneanti vous etes sterile vous? vous savez le seul soutien qe je demander ete celui de mon mari mais celui si ma tournee le dos et pour faire bien au yeux des gens il a garder contacte avec moi j en pe plus iol me fodrai un autre choqe pour qe je puisse faire mon deuil et se choqe serai de voir le futur l enfant de mon ex mari et encore ma copine pense qe je serai plusse aneanti et qe sa ne m aidera pa a remonter la pente elle ma di aussi qe allah m avai mis sur terre pour une mission mais commen realiser cette mission alor qe je n arrive mm pa a afronter ma propre vie aider moi a retrouver la raison a faire mon deuil qe dois je faire??
Titepuce75 ( 42 ans )

Rencontres : 20 May 2005
Message : 3642

Après l'accord de ma tite Minh

"En tout cas, il ne faut pas rester enfermée dans un labyrinthe... il y a toujours un chemin pour le trouver"

Et je suis vraiment d'accord avec elle.
Ne jamais perdre espoir.
Cet homme qu'elle a trouvé, sera tien aussi, crois-y.
Fais-le pour nous toutes ces femmes qui ne pouvont enfanter ...

ET J ESPERE QU AUCUN MODO OU ADMIN N AURA LA DECENSE DE VIRER LE LIEN OU LE TEMOIGNAGE


(Ouais j'écris en gros, j'ai le droit, DameLaure l'a bien elle, mais moi, c'est pour une cause)

Son témoignage :


Ces pages, je les ai écrites pour Maïlys avant tout. Qu’elle comprenne un jour en les lisant, que si je n’ai pas su lui donner la vie, elle, elle à su me rendre la mienne. Pour dire à ma mère qu’elle n’est coupable de rien, qu’elle m’a faite comme je suis et que je suis une femme heureuse. Pour ces amies qui me parlent d’elles… cherchant dans mon histoire un encouragement, des conseils…. Pour qu’elles sachent qu’elles ne sont pas seules, et qu’elles comprennent qu’un jour elles aussi pourront être mères. Et pour celles, qui n’ont pas pu, pas voulu en parler de peur d’exploser en larmes. Parce qu’elles n’ont pas envie de cette pitié, de cette compassion…Leur regard me fait mal. Pendant que j’aimerais pouvoir leur dire qu’un jour leur souffrance s’arrêtera, elles préfèrent rester seules dans ce désespoir que j’ai bien connu.

Je suis convaincue que nous sommes toutes la mère d’un enfant de ce monde. S’il ne vient pas de notre ventre, pensons simplement à le trouver là où la nature l’a peut-être déposé par erreur. Chaque problème à sa solution. Parfois, on s’obstine à ne regarder que notre vilain nombril… au centre d’un ventre qui nous refuse l’ultime bonheur… et on ignore qu’au-delà de nos œillères, le bonheur attend.

Impossible est un mot dénué de tout sens, moi, j’aimerai par ces pages, pouvoir faire rejaillir la petite étincelle dans l’âme de celles et ceux qui ont perdu la leur… simplement en leur faisant ressentir mes émotions, mes craintes, mes joies, telles que je les ai vécues. Cette histoire fait partie de ma vie, de mon passé, de mon présent. Je voudrais redonner l’espoir à des femmes ou des hommes qui souffrent de stérilité, leur expliquer qu’être parents est toujours possible, et qu'ils n'oublient pas que l’adoption, c'est une façon toute aussi merveilleuse de devenir parents.

Impossible d’échapper aux premiers moments de grande solitude, lorsque j’ai compris avant même de l’apprendre, que jamais je ne porterais d’enfant, que je ne pourrais pas « être mère ». Ce jour là, c’est comme si on avait déposé mon plus grand rêve dans les fins fonds de l’univers, et qu’il me fallait le rejoindre à travers un immense labyrinthe… dans une pénombre semée d’embûches et d’épreuves….

Voici le résumé de mon histoire :

Par une belle matinée d’été.

Aussi petite que j’étais, j’attendais impatiemment de grandir pour un jour, être mère et donner à mes enfants du bonheur, comme la vie m'en offrait. J’avais décidé d’avoir cinq enfants !

Notre mère nous répétait très souvent qu'elle avait eu bien du mal à nous avoir… Elle nous expliquait que pour pouvoir garder ses bébés dans son ventre, elle avait dû prendre des médicaments, et qu’elle avait appris plus tard que le médicament en question, appelé Distilbène avait causé bien des dégâts sur les enfants nés avec l’aide de ce traitement. Elle nous mettait en garde, surtout nous les deux filles, sur le fait de voir un spécialiste le jour où nous voudrions être mères.

Je me souviens si bien que dans ma tête de fillette de 3 ans qui se croyait grande, la vie d’adulte ne signifiait absolument rien pour moi si je ne devenais pas un jour « Maman ». J’avais gardé une crainte toujours entre parenthèse. Une inquiétude qui je le pense, à du mûrir dans mon inconscient : et si ça ne pouvait jamais arriver ?

C’est pourquoi, lorsque j’ai eu 18 ans et que ma mère m’a "jetée vers la liberté", j’ai décidé que plus rien ne pourrait m’empêcher d’essayer d’avoir un enfant. Un enfant qui serait à mes côtés pour que disparaissent à jamais mes moments de tristesse, un enfant dont le sourire me donnerait une force jamais atteinte jusqu’à présent… un enfant qui sentirait bon le lait et serait doux comme de la soie… Le petit être qui donne le courage et l’envie de vivre. C’était vraiment et définitivement le seul but de ma vie. Depuis ma plus tendre enfance je n’ai toujours eu qu’une seule image de ma vie de femme : des enfants dont les cris et les rires résonneraient dans un grand jardin ensoleillé.

Après quelques mois d’essais… rien. Alors, j’ai comme me l’avait recommandé ma mère, consulté un gynécologue. J’ai pris soin de bien lui expliquer les problèmes hormonaux qui l’avaient contrainte à l’époque à prendre du Distilbène, mais contrairement à mon attente, ce gynécologue ne semblait pas s’inquiéter particulièrement.

Connaissait-il ce médicament ? D’ailleurs… ce médicament avait-il vraiment lieu d’être connu ?? N’en ayant entendu parler que par ma mère, je me posais moi-même la question.

Je crois que si le gynéco à fini par me prescrire des examens (biopsie et hystérographie), c’était principalement pour calmer mes angoisses et peut-être aussi pour me faire prendre conscience que la partie serait pénible si je voulais aller jusqu’au bout. Selon lui, ces quelques mois sans résultat ne valaient pas une telle inquiétude… avec du recul, je me dis qu’il avait peut-être raison !

Les examens n’ont malheureusement pas permis de déceler la moindre anomalie. J’ai commencé les courbes de température et le gynéco m’a simplement donné un traitement pour stimuler l’ovulation qui d’après lui était faible et irrégulière, mais pas au point de parler de stérilité. Il m’a fait des échographies pour suivre l’évolution des follicules. Je me rendais compte que je ne savais même pas comment fonctionnait mon corps. Je découvrais des mots étranges tels qu'ovocytes, corps jaune ou glaire cervicale...

Après quelques mois de traitements, j’ai eu la merveilleuse surprise d’apprendre que j’étais enceinte !

Quelle sensation étrange et formidable de me dire qu’un petit être était là, en train d’évoluer dans mon ventre chaque jour qui passait ! C’est à peine si j’osais encore bouger.

A deux mois et demi de grossesse, j’ai perdu du sang. Je suis allée aussitôt voir mon gynécologue qui m’a fait une échographie. Sur l’écran, je voyais cette petite forme ovale au milieu de mon ventre, je le voyais, il était là, mais c’est l’unique regard que j’allais avoir sur lui.

J’ai regardé mon médecin qui avait l’œil dur et inquiet. Il m’a fait voir des traces plus foncées autour de ce bébé qui tentait de grandir en moi, m’expliquant que c’était du sang. Puis il m’a laissé imaginer pourquoi ce sang était là. J’ai compris que j’étais en train de faire une fausse-couche.

Il m’a dit que c’était un œuf clair. Un œuf clair ? Comme les poules ?? Puis il a ajouté qu’il ne fallait pas que je m’inquiète, que je n’avais plus qu’à rentrer chez moi, et ne revenir le voir que si je perdais encore du sang… Pourquoi ne pas me faire entrer tout de suite à la clinique puisque j’étais là et qu’il savait très bien que ce bébé ne pouvait plus évoluer ?? Sans doute avait-il envie de rentrer paisiblement chez lui après sa longue journée…Ce qu’il m’imposait de vivre ne le gênait pas le moins du monde. Des fausse-couche, il en voyait plusieurs par jour… Moi, je n'avais pas encore 20 ans et c’était la première fois que je vivais une telle tragédie.

J’étais mal, triste, comme si je venais de perdre un être cher, même si ce bébé n’était qu’un début d’embryon, un œuf clair… dans mon esprit c’était mon enfant, et ce médecin ne semblait pas tout à fait comprendre ce que je vivais, dans sa façon de s’adresser à moi. Comme seule explication, il m’a lancé d’un air indifférent : « c’est la faute à pas d’chance »…

Ce qui devait arriver arriva.. On m’a installée sur une table, les pieds dans des étriers comme pour un frottis… J’étais nue sous une blouse verte fendue dans le dos, avec une énorme lumière ronde qui m’éblouissait le visage. On m’a demandé de compter jusqu’à dix, en me disant de ne pas m’inquiéter, que ça se passerait bien. En réalité, ce qui me souciait le plus n’était pas que ça se passe bien ou non, mais simplement que « ça » se passe.

Pourtant, je me suis réveillée avec l’affreux sentiment que l’on m’avait volé mon bébé. J’étais toujours un peu convaincue que cette grossesse pouvait aller jusqu’au bout. Dans la journée, ma voisine de chambre a eu des visites…. Ses amis admiraient son bébé, et se tournaient vers le berceau vide resté à côté de mon lit. Ils la questionnaient, murmuraient, se tournaient ensuite vers moi les yeux remplis de curiosité ou de compassion.....

Plus tard, je suis retournée voir le gynécologue qui m’a conseillé de tenter à nouveau une grossesse, m’expliquant qu’une fausse-couche pouvait arriver aussi à des femmes ayant déjà des enfants et que ça n’était pas un signe de stérilité. « Simple petit accident de parcours » disait-il… J’ai voulu le croire, j’ai suivi son conseil.

Il m’a prescrit le même traitement qui a porté ses fruits et je me suis à nouveau trouvée enceinte. Je redoutais la première échographie et je n’avais pas tort puisque si l’embryon avait mieux évolué cette fois-ci, le destin lui, continuait à s’acharner contre moi.

Lors de l’échographie, le médecin semblait surpris par l’image qu’il voyait. J’ai tout de suite compris qu’il se passait encore quelque chose, mais j’avais beau chercher ces horribles tâches de sang autour de l’embryon, tout me semblait net.

Cet embryon me paraissait plus gros que le précédent et j’avais l’heureuse impression que la phase critique du risque de fausse-couche que je redoutais tant était maintenant dépassée. Le médecin a pris son stéthoscope pour écouter son cœur et m’a lancé d’un air presque vainqueur « c’est bien ce que je pensais ! Il n’a pas de cœur ! »

J’ai eu du mal a comprendre, mais j’ai fini par réaliser que je ne pouvais pas porter jusqu’au terme de la grossesse un bébé à qui j’avais tout simplement oublié de fabriquer un cœur ! ! !

Pourquoi avais-je raté cette phase si importante ? Comment ne pas donner un cœur au bébé que l’on conçoit ? ? Ce bébé aurait pu grandir normalement, mais j’allais à nouveau subir un curetage.

J’ai laissé du temps passer, deux si lourdes déceptions en quelques mois ne pouvaient pas me laisser indifférente. Je découvrais le combat qu’il me faudrait mener si je voulais avoir un enfant, et lorsque l’on est jeune et pleine d’espoir, forcément, ça brise un peu l’image que l’on a sur l’avenir. On se remets en question, cherchant pourquoi et comment… et si, et si…. Et si la vie pouvait être simplement parfaite.

J’avais franchis la porte de cet immense labyrinthe.

C'est ainsi qu'on bascule vers les chemins houleux... je vous passe la suite des mésaventures mais au total, j'ai fais 5 Fausses couches puis j'ai tenté une F.I.V.

Je suis passée par l'ovulation pratiquement inexistante, l'endométriose, les trompes défectueuses... et j'en passe. De conclusions en contradiction, chaque medecin semblait impuissant face à une stérilité à la base sans motif, et qui au fil du temps trouvait une explication différente selon le gynéco. Je me suis laissée baladée, jeune, naïve... seule, sans quiconque pour m'informer ou me conseiller.

Mon chemin vers l'adoption.

Lorsque je me tournais vers mon passé, je ne voyais que des mois, des années de traitements divers, douloureux physiquement et moralement, qui ne m’avaient apporté que 10 kilos supplémentaires et toujours pas de bébé ! Autant d’épreuves qui détruisent une femme. Mon ventre était devenu mon pire ennemi. J’avais l’impression qu’il était seul au monde à me refuser ce bonheur, lui, si puissant dans l’épreuve qu’il m’imposait.

Puis un soir, tout pour moi est devenu différent. J’ai réalisé que tout cela était devenu un acharnement inutile et que je n’étais qu’une égoïste. J’ai compris ça, simplement en regardant une émission à la télévision.

C’était un reportage (dont je me souviendrais toute ma vie). L’émission s’intitulait « 52 sur la une » et le sujet était : « les mouroirs en Chine ». Titre hélas très révélateur. Cette émission parlait des orphelinats en Chine, où des enfants, lâchement abandonnés à leur triste sort n’attendaient en fait que la mort.

J’étais terrifiée, véritablement torturée au plus profond de mon âme. Des superbes poupons défilaient dans cet écran, le visage durci par la souffrance, la maladie, et moi, j’étais là, bêtement allongée dans mon lit douillet, a les regarder en me disant qu’un enfant, c’était l’amour, la beauté, le bonheur et que ceux-là ignoraient ce qu’était un baiser, une caresse, le doux son d’une voix qui chante une berceuse. Je me disais qu’ils ignoraient même ce qu’était un simple sourire ! ! Mais qui pouvait manquer à ce point de sensibilité pour les laisser « vivre » de cette façon ? ? Liés les uns aux autres, vivant dans leurs déjections. J’ai versé toutes les larmes de mon corps avec l’impression que mon enfant était parmi eux, dans ce cauchemar.

Je les regardais dans leur douleur et enfin j’ai compris que ma solitude ne ressemblait absolument à rien. J’ai compris que moi, telle que j’étais, sortie de mon égocentrisme à ne vouloir regarder que mon pitoyable ventre, je pouvais, je devais donner de l’amour au moins à l’un d’eux. En sauver un ! Il le fallait, je le devais. Je ne pouvais que lui offrir une mère, et lui, me donner un enfant, cet enfant que j’attendais depuis des années. Cet enfant qui contrairement à ce que j’avais toujours cru, ne devait pas à tout prix venir de mon ventre ! Ma décision était prise, je ne vivrais plus que pour ce combat.

Il fallait sans doute effectuer une tonne de démarches et se rendre en Chine…. J’allais peut-être me retrouver au milieu de ces enfants, me sentir impuissante face à leur douleur, mais en prendre un, un seul pour le rendre heureux… un seul.

J’y ai longuement réfléchis et j’étais vraiment prête à tout pour aller chercher mon enfant au bout du monde. Il ne me restait plus qu’à en parler avec mon mari qui travaillait toute la semaine sur Paris.

Ces images m’ont poursuivies jusqu’à son retour. Je ne pensais qu’à ça. Lorsqu’il est enfin rentré, je lui ai fais voir l’émission que j’avais pris le soin d’enregistrer. Il était tout autant bouleversé que moi et a très vite compris mon point de vue. Nous avons discuté de ce que nous, malheureux de ne pas être parents, pouvions apporter à un enfant. Et comme pour lui, tout combat doit être mené, il était partant et m’a encouragée à réaliser ce rêve.

En fait, il m’a avoué être soulagé de me voir enfin abandonner ce combat médical et ouvrir la porte à un nouvel espoir.

Le 2 mars 1996 nous avons posté une lettre à l’A.S.E, expliquant notre désir d’adopter un enfant. Ils appèlent ça "une lettre de motivation", à leur retourner avec le questionnaire.

Suite à cette lettre, une multitude de démarches administratives nous attendaient. Nous avons également écrit à la M.A.I. (Mission de l’Adoption Internationale) pour obtenir des renseignements sur l’adoption en Chine. Très vite, nous avons reçu leur réponse, hélas, il n’existait aucun accord entre la France et la Chine relatif à l’adoption. Il nous était donc impossible d’adopter l’un de ces petits chinois destinés à mourir comme des animaux dans ces endroits maudits. J’étais triste, mais la bataille n’était pas perdue ! Il y avait certainement en Asie d’autres Pays où les orphelinats ressemblaient à ceux qui m’avaient fait horreur !

Après nous être renseignés sur plusieurs Pays, nous avons retenu le Vietnam qui nous semblait être le plus sur, et surtout, celui où l’on pouvait adopter les plus jeunes enfants, car je tenais vraiment à avoir un enfant très jeune.

En avril nous avons pu enfin rencontrer l’assistante sociale, la puéricultrice, puis la psychologue. Les entretiens n’ont jamais été désagréables, contrairement à ce qui nous avait été raconté par différentes personnes qui connaissaient de près ou de loin des couples "qui étaient passés par-là"… Il ne faut pas croire tout ce que les gens racontent ! chaque cas est différent, chaque rencontre également... moi j'ai fais les bonnes rencontres.

Je passais mon temps à ouvrir la boite à lettres dans l'espoir d'y trouver ce "passeport pour le bonheur". Puis le 3 septembre nous avons enfin reçu notre agrément ! ! Je l’ai ressenti comme un test de grossesse positif qui cette fois-ci ne se solderait pas par un échec. J’ai cessé de prendre des congés afin de bénéficier d’un maximum de jours pour le voyage au Vietnam.

Puis l'horreur... l'incompréhension totale. J’ai été hospitalisée pour une grossesse extra-utérine. Je ne comprenais pas. J’étais tombée enceinte, sans aucun traitement alors que je ne voulais plus baigner dans ce milieu médical démoralisant… J’étais allée voir mon gynécologue pour une forte douleur dans le bas du ventre. Il m’avait fait une échographie et n’y avait rien vu. Par précaution, il avait décidé de me faire faire une prise de sang pour voir si il n’y avait pas une grossesse en route. Je pensais vraiment qu’il se trompait, moi…. enceinte, sans aucun traitement !! Impossible !!!

Le résultat m’est pourtant tombé dessus comme une bombe. J’apprenais que j’étais enceinte et en même temps je comprenais que je faisais une grossesse extra-utérine. J’étais démolie, achevée. Je suis retournée voir mon gynéco avec ces résultats qui auraient pourtant du me réjouir, un test positif mais des larmes dans les yeux et le cœur en lambeaux. Il ne m’a pas laissée repartir de l’hôpital et m’a opérée dans la demi-heure qui suivait.

Ce médecin était humain. Il m’a parlé comme aucun médecin ne l’avait fait auparavant… Il savait que ce que je vivais nécessitait une aide psychologique, je n’étais pas pour lui une simple patiente à opérer et laisser repartir chez elle, seule avec son désespoir… mais je ne pouvais pas parler… je ne savais pas associer les mots à ma douleur… je ne voulais pas l’exprimer…. J’avais déjà tellement de peine à le vivre que je ne voulais pas en plus l’analyser. Je tentais de fuir la réalité, même si elle me rattrapait.

Je me demandais pourquoi la vie s’acharnait tant sur moi. Pourquoi, alors que j’avais trouvé la solution à mon problème, il fallait que je vive ça, une fois encore. Pourquoi mon ventre ne me laissait-il pas tranquille ? Je terminais donc ce combat avec une longue cicatrice ! Et oui, il fallait bien marquer ces années de lutte ! ! ! !

Le médecin m’a annoncé qu’il avait été obligé d’enlever la trompe, mais qu’il n’avait pas touché la seconde… il voulait me laisser la chance de tenter une grossesse grâce à cette trompe qui pour moi ne représentait plus qu’une énorme menace ! Nous n’avions pas eu le temps d’en discuter avant l’intervention, et maintenant, il était trop tard.

Je suis restée 10 jours à l’hôpital. Lorsque j’en suis ressortie, j’étais mal, déprimée, complètement anéantie. Je ne comprenais pas pourquoi je devais vivre cette épreuve supplémentaire alors que j’avais enfin réalisé qu’il fallait tout arrêter et aller au Vietnam ! Simplement aller au Vietnam.

Je ne remontais pas de cet état de déprime. Sortir me faisait peur, voir mes amies m’agaçait, je voulais rester là, à ne rien faire, ne pas parler, ne plus penser…laisser le temps passer, et partir enfin.

Le sort s’est acharné sur moi. Deux mois et demi plus tard, les mêmes symptômes sont apparus. Nouvelle prise de sang…. Echographie…. Oui, je faisais une deuxième grossesse extra-utérine !

J’avais envie de fuir… partir loin pour ne pas être à nouveau opérée…. Et que la nature fasse seule son travail…. Laisser cet œuf faire éclater la trompe, laisser l’hémorragie m’emmener vers le silence. Je n'avais plus le courage de rien. C’était mon seul désir, mais je n’ai pas trouvé l’occasion d’être seule et partir…

Des fausses couches, une fécondation in vitro et maintenant, je rajoutais à tout cela deux grossesses extra-utérines. Le comble, c’est que j’avais tout laissé ! ! Je ne voulais plus forcer la nature et me gaver de médicaments, de piqûres… d’hormones en tout genre. Ce que je voulais c’était seulement redevenir moi-même, devenir mère, oui, mais sans être obligée de me détruire. Et j’étais de nouveau à l’hôpital. Le médecin peu rassuré de m’ouvrir une seconde fois le ventre a proposé une nouvelle technique qui consistait à avaler des cachets qui délogeraient l’œuf de la trompe, avant que celle-ci n’éclate. De cette façon, j’échappais à l’opération.

Je devais rester en observation le temps que tout rentre dans l’ordre, hélas, puisque rien ne fonctionnait jamais comme je le voulais, prise d’atroces douleurs, l’opération est devenue nécessaire. J’avais l’impression que tout le bas de mon ventre, tout mes organes étaient déchirés, à vif.

Sur la table d’opération, je me suis dis : « Considérons que je dois avoir une césarienne pour le mettre au monde cet enfant du Vietnam, il est peut-être en train de naître, d’être conçu ?… ».

Très étrangement et je ne sais par quel miracle, je suis ressortie 20 jours plus tard de l’hôpital, plus forte que jamais.

Je n’avais plus de trompe, mais enfin, je ne risquais plus rien. Pour me réconforter, le médecin m’a dit que je pouvais toujours avoir un enfant par Fécondation In-vitro, je lui ai répondu que j’en aurais un, que j’irais chercher au Vietnam. Il savait très bien que je n’avais pas fais le deuil d’une grossesse…. Effectivement, je ne l’avais pas fait, et sans doute ne le ferais-je jamais, mais ce n’est pas indispensable. Il m’a souhaité bonne chance en ajoutant : mais n’oubliez jamais que si vous changez d’avis, rien n’est perdu.

Sans tarder, j’ai contacté un couple dont on m'avait donné l'adresse.

Sandrine et Gérard (dont j'ai changé les prénoms mais qui se reconnaitront) formaient un couple dynamique et ouvert. Ils avaient un beau petit garçon de 3 mois prénommé Victor. Leur rencontre fut pour moi une véritable révélation. Sandrine parlait de ce voyage avec passion. Lorsqu’elle racontait quelque chose, j’avais l’impression de voir une étincelle dans ses yeux. Victor n’avait que 4 jours lorsqu’ils l’ont eu. Un Vietnamien que je dénommerais « Monsieur Bhé » les a aidés à effectuer toutes les démarches administratives. Un « sauveur » sans lequel leur séjour aurait pu durer plusieurs mois.

C’était au mois de juillet et notre départ était prévu pour le mois de septembre. Septembre, je suis née au mois de septembre, quoi de plus beau comme cadeau d’anniversaire ! ! ? ?

Et le 26 septembre 1997, j’ai pris l’avion pour la première fois. Je suis partie avec la peur au ventre vers le Vietnam. Pays que j’imaginais mystérieux, aux senteurs d’encens, au soleil brûlant et aux musiques enchanteresses.

En survolant ce ventre immense qui m’offrirait un enfant, j’ai ressenti beaucoup d'émotion, du respect, de la reconnaissance. J’avais pourtant si peur de ce qui allait se passer maintenant que j’avais survécu à un vol de 15 heures 30 et des années de souffrances. J’en reviendrais mère ou peut-être pas, mais une chose était certaine : j’en reviendrais différente.

En descendant de l’avion, j’ai eu l’impression d’entrer dans un rêve. Une chaleur humide et étouffante m’a saisie. L’accueil à l’aéroport était on ne peut plus stricte. J’avais l’impression que la Ville dormait et que nous étions seuls dans cet endroit ouvert uniquement pour cette petite quinzaine de voyageurs dont nous faisions partie.

J’imaginais que dans un Pays ensoleillé comme le Vietnam, à 18 heures, le temps serait superbe dehors, mais à ma grande surprise, lorsque nous sommes enfin sortis de l’aéroport, il faisait nuit. Les façades des maisons et des magasins étaient couvertes de pancartes lumineuses et la ville était très animée, plutôt bruyante avec toutes ces mobylettes, ces vélos et ces voitures qui klaxonnaient en permanence. Véritable contraste entre l’aéroport si calme et les rues….

Une dizaine de chauffeurs de taxis, de traducteurs, de guides s’est jetée sur nous, nous proposant chacun leur service. Nous n’étions pas les seuls à être envahis de la sorte, d’autres groupes faisaient la même chose aux autres touristes. C’était un peu déstabilisant après un vol de 15 heures 30 à avoir peur, un Monsieur Bhé absent, et surtout la raison de notre présence qui ne quittait jamais mon esprit. Nous avons réussi à nous débarrasser gentiment d’eux et à nous avancer sur notre droite.

Comme nous l’avions convenu lors de notre conversation téléphonique, j’avais marqué notre nom sur un carton que je tenais à la main. Quelques curieux étaient là, cherchant à vendre leurs services, d’autres attendaient quelqu’un, l’espoir me revenait peu à peu. Un homme m’a saisi le bras et m’a enlevé énergiquement le carton des mains. Il était petit, avec un visage tout rond. C’était Monsieur Bhé ! Je me sentais beaucoup mieux.

La Province où se trouvait l’orphelinat était à 180 kms, ce qui représentait 5 longues heures de route. En France, 180 kms peuvent largement être faits en moins de deux heures, mais là, les routes étaient si moches et les voitures en si mauvais état qu’il nous fallait 5 heures pour y arriver ! De plus, au Vietnam, il n’y a pas de permis de conduire… ou s’il y’en à un…. Les règles sont très différentes des nôtres !! les chauffeurs sont tous des chauffards ! ! J’ai franchement cru que nous allions mourir tout bêtement sur la route, si près de notre bonheur.

Dans la soirée, Monsieur Bhé est venu avec sa femme. Ils avaient ramené un fruit de chez eux appelé « Dragon Bleu », pourtant il n’était pas bleu. Il était rose et à l’intérieur c’était blanc avec des petits grains noirs. Son goût se rapprochait un peu du Kiwi, disons que c’est le fruit le plus comparable. Ensuite, il nous a présenté une carte de France afin que nous lui indiquions de quel endroit nous venions. Monsieur Bhé traduisait tout ce que nous disions pour sa femme qui ne parlait et ne comprenait pas le français. Il faut dire que Monsieur Bhé connaissait beaucoup de mots, mais avait de grosses lacunes en la matière. Il nous a offert des photos d’eux.

Enfin, Monsieur Bhé a sorti quelques photos d’enfants adoptés par son intermédiaire. Ils étaient tous plus beaux les uns que les autres, avec un regard plein de malice et de joie. Je regardais ces enfants avec admiration, et l’envie profonde d’en avoir un aussi beau. Je pensais qu’il sortirait la photo de mon enfant, mais il n’en a rien fait.

A mon grand bonheur, avant de nous laisser, Monsieur Bhé nous a fixé rendez-vous pour le lendemain matin à 8 h 30 dans le hall de l’hôtel, pour aller à l’orphelinat.

Avant de m’endormir, ce soir là, j’ai essayé une dernière fois d’imaginer le visage de mon enfant. J’essayais d’imaginer la réaction que j’aurais lorsque mes yeux se poseraient enfin sur lui. C’était peut-être une dernière fois, ou une fois de plus ? que je m’endormais avec une larme au coin de l’œil.

Comment allais-je réellement réagir ? Qu’allais-je vivre demain ? Moi qui dors habituellement comme une marmotte, je n’ai pas eu besoin de réveil le matin. Et quand l’angoisse se mélange à la joie, ça fait un drôle de cocktail ! J’étais étrange… agitée et si calme malgré tout…. Comme quelqu’un qui vit ses derniers instants… Suspendue dans l’inconnue, en route pour une nouvelle vie.

Lorsque Monsieur Bhé est arrivé, j’étais aux anges. Cet homme représentait pour moi le messager du bonheur. C’était lui qui allait me conduire vers mon avenir.

Le trajet était long. Il y avait beaucoup de monde dans une multitude de rues très animées. A gauche, à droite, sur les ponts, dans les chemins….. Je regardais attentivement ce qui m’entourait car je voulais ne jamais l’oublier. Des gens nous criait des choses avec un grand sourire, essayaient de nous toucher au passage, comme si nous allions leur porter bonheur… C’était impressionnant.

Nous avons pris une ruelle toute boueuse, nos fesses rebondissaient sur le petit banc de bois du cyclo-pousse. Là, j’ai vu sur notre gauche un grand bâtiment blanc avec une croix rouge délavée dessus. C’était ici, nous étions arrivés.

En face de l’entrée, des femmes prenaient le thé sous une sorte de cabane, pendant que des enfants jouaient autour d’elles, leur sourire attendrit m’a réchauffé le cœur. Elles savaient qui nous étions et nous remerciaient de venir offrir un meilleur avenir à un enfant. Je n’ai pas appris le Vietnamien, mais j’ai appris leur regard.

Les mots, les maux, l’émotion……

En franchissant cette vieille barrière, j’étais au bord des larmes. Je portais encore un lourd fardeau de 14 ans, mais il fallait que je me ressaisisse. Je ne voulais pas pleurer, pas maintenant, pas devant ces gens qui me voyaient pour la première fois et qui n’attendaient que mon sourire. Alors j’ai collé sur mon visage le sourire qu’elles attendaient et je suis entrée.

Ma vie était en train de basculer, je le savais, je le sentais. Je franchissais une porte « clé » du labyrinthe maudit dans lequel j’étais entrée un jour… Cet affreux labyrinthe que je parcourais depuis des années ! Enfin ! Une lueur dans sa pénombre m’indiquait que la sortie n’était plus très loin.

Un vieillard très maigre s’est avancé vers nous. Il parlait très bien le français. Il nous a fait installer dans une sorte de petit salon situé à l’entrée du foyer réservé aux vieillards, puis nous a offert une tasse de thé (un thé bien de chez eux et pas aussi délicieux que nous avions pu l’imaginer…).

En examinant les lieux, j’espérais vraiment que les dortoirs des enfants seraient plus propres et plus accueillants que celui-ci. L’ambiance était étrange… des vieillards déambulaient au ralenti entre les lits entreposés dans une seule pièce immense et très sombre, ça sentait mauvais, la chaleur aidant.

Monsieur Bhé est enfin arrivé et nous a demandé de le suivre.. J’étais impatiente comme jamais je ne l’avais été ! Je me disais que seuls, quelques mètres, quelques minutes me séparaient de mon enfant, mais Monsieur Bhé nous a fait entrer dans ce qu’il appelait le bureau. Je n’en pouvais plus, j’étais énervée mais obligée de rester Zen… quel exercice.

Les personnes assises autour des tables nous ont été présentées par Monsieur Vhé. Monsieur Vhé était un homme âgé lui aussi, qui parlait vraiment un très bon Français, sans lacune. Il servait de traducteur au directeur de l’orphelinat. On nous a de nouveau servi du thé… je me suis dépêchée de le terminer pour être tranquille avec ça… mais finalement, chaque fois qu’ils voyaient que notre tasse était vide, une charmante Vietnamienne tapant à la machine je ne sais quoi, nous en servait un autre, alors j’ai finis par boire très lentement… question que cette tasse ne se vide jamais !

Monsieur Vhé s’est lancé dans un long discours. Il nous a dit qu’après avoir examiné notre dossier, ils étaient tous d’accord pour nous confier un bébé, et nous a demandé si nous voulions un garçon ou plutôt une fille. Comme nous disions tous les deux que ça nous était égal, Monsieur Bhé s’est adressé en Vietnamien à Monsieur Vhé qui s'est tourné vers moi et m’a dit : « Vous voulez plutôt une fille ? ».

Je ne savais plus quoi répondre car j’avais peut-être un fils qui m’attendait et je ne voulais pas qu’ils puissent une seconde s’imaginer que je serais déçue.

Un garçon ou une fille, c’était mon enfant. Monsieur Vhé à enchaîné par ces paroles :

« Pour éviter le choc psychologique, je vous dis, c’est une fille ».

Pour ce qui était d’éviter le choc psychologique, c’était raté ! Ces mots ont raisonné dans ma tête sans que je n’arrive vraiment à réaliser. C’était la première chose que je savais sur mon enfant, la première phrase la citant Elle ! Je ne cessais de me répéter : « J’ai une fille…. C’est une fille….. Ma fille…. »

Monsieur Vhé nous a ensuite expliqué que nous allions la voir 15 minutes durant lesquelles nous pourrions l’observer, l’examiner sous toutes ses formes, qu’ensuite, nous déciderions si elle nous plaisait ! ! Ignoble mais bien réel.

Moi, j’ai totalement perdu le fils de la conversation, je ne pensais qu’à aller la rejoindre. Elle était là, tout près de moi, et j’étais obligée de rester dans cette pièce où plus rien ne m’intéressait ! ! ! Les secondes y devenaient interminables.

Soudain, une femme est arrivée par une porte située juste en face de moi, à l’autre bout de la pièce. Malgré la chaleur, elle avait une serviette sur la tête. Elle m’a lancé un regard attendrit, comme une bonne fée. J’ai vite compris que son sourire m’annonçait un grand bonheur. Mes yeux se sont posés sur ce qu’elle tenait dans les bras. J’ai combattu les larmes qui voulaient m’empêcher de la voir avancer. J’aurais voulu me lever pour la rejoindre, mais j’étais totalement paralysée. Autour de moi, tout semblait s’être arrêté, tout, surtout moi. Seul mon cerveau continuait à réagir.

Elle marchait lentement, enfin, je crois. Dans ses bras, il y avait un bébé. Minuscule bébé enveloppé dans un linge. Je n’en croyais pas mes yeux. J’ai regardé Monsieur Bhé qui m’a fait « oui » de la tête, j’ai regardé Monsieur Vhé qui a fait la même chose. Ce bébé était bien le mien, ma fille arrivait, si petite, si fragile. Lorsque la femme est arrivée à ma hauteur, je ne sais par quel miracle j’ai réussi à me lever.

Elle dormait. Un énorme bonnet blanc et orange lui couvrait la tête. Sa peau était toute blanche, presque translucide… elle avait un minuscule petit nez droit un peu aplati. Sa peau me semblait fine, si fine ! Elle était très différente de ce que j’avais imaginé. Tellement plus petite et tellement plus belle ! ! Ses deux petits yeux fermés m’apparaissaient comme des traits dessinés.

La femme m’a tendu ma fille, mon bébé, mon enfant.

Je l’ai prise dans le creux de mes bras, et là, tout s’est douloureusement remis en marche. Une sensation inexplicable m’a envahie. Mon ventre se libérait de toutes ses douleurs passées et je le sentais ; puis du ventre, cette impression m’a gagnée la poitrine, la gorge, et là, j’ai eu beau essayer de me retenir, j’ai littéralement explosée en larmes. Je me suis assise pour ne pas m’écrouler avec mon bébé, et s’il n’y avait pas eu de chaise derrière moi, je crois que je me serais assise par terre, car mes jambes n’auraient jamais pu me soutenir encore.

J’ai compris à cet instant que les années passées n’avaient pas été inutiles. Tout ce que j’avais vécu auparavant et pris pour mon pire cauchemar n’était en fait qu’un long chemin à prendre pour la trouver ici, au Vietnam.

J’étais heureuse d’être arrivée là, grâce à ce ventre avec lequel je me réconciliais enfin.

A ma façon, je venais de mettre au monde une merveilleuse petite fille.

Je l’ai regardée, sentie, admirée, embrassée (doucement pour ne pas la réveiller). Deux ou trois fois, elle a essayé de me regarder, mais le sommeil était plus fort que sa curiosité. Elle portait un body sur lequel était inscrit : « Par une belle matinée d’été ». C’était ma plus belle matinée d’été, en plein mois de septembre.

FIN

Voilà... je m'arrête ici pour cette belle histoire qui fait de moi aujourd'hui encore une maman éblouie par son enfant. Maïlys a maintenant presque 8 ans, c'est vraiment ce que la vie m'a offert de plus magnifique.

Ce récit est loin d'être intégral, mais il est tellement long que je n'ai repris ici que les principaux morceaux... pour comprendre la souffrance et l'attente, et découvrir cet instant magique qui à fait de moi une maman.

Source : http://www.malys.org
Papirepamieu ( 38 ans )

Rencontres : 15 Feb 2007
Message : 47

C'est une torture de lire ça sur un post, j'ai imprimé ça sur du papier (old school) et c'est pas mal du tout :)

Sinon, non, je ne suis pas stérile, j'ai un fils que je n'avais pas décidé d'avoir (mais je l'adore hein, je ne regrette rien), mon ex femme m'a piégé comme on dit lorsque j'étais plus jeune.

à vrai dire, j'ai toujours pensé que l'adoption était un meilleur choix parce que je me dis que même si avoir un enfant qui vient de sa propre chair est une motivation humaine, trop de minots sont ballotés de foyer en foyer à la DDASS, je crois sincèrement que c'est notre capacité à l'amour qui prime sur celle de procréer.
Bateman ( 30 ans )

Rencontres : 27 May 2006
Message : 25

La vie est décidément bien mal faîte, ceux qui désirent plus que tout un enfant ne peuvent en avoir alors que ceux qui peuvent « procréer » (quelle singulière expression arg) n’en désirent absolument pas (c’est d’ailleurs mon cas) ...

Courage, Zeome !
Papirepamieu ( 38 ans )

Rencontres : 15 Feb 2007
Message : 47

Bateman, il faut aussi prendre en compte que nos désirs sont aussi étroitement liés à ce que nous sommes censés pouvoir ou ne pas pouvoir faire.
Nina35fr ( 40 ans )

Rencontres : 13 Apr 2007
Message : 10

bonjour a toi et ton petit anges ta lettre et tres dur a vivre et je me retrouve car moi aussi ma mamna pris du distilebenne pendant toute la durez que je suis reste dans sont ventre car je suis nee plus tot et elle sens veut de mavoir donnez cette soufrance en plus que ont a pas vecu ensemble javais 12 ans quand elle et partit et sais apres mon mariages quelle ma dit sa et apres l mnaupose et tomber sur ma tete 2 moi apres que se modi docteur mannonce la nouvelle le plus crellement tu monde et en plus quand on a un uteruse normale et des regles avant sa on se dit que sa va marche mais non j aurrai voulus mourir ama naissance de vivre sa que jaxepete pas et vie tes tres mal ma stériliter et ma menaupose et mon divorce car je me dit si j aurrai eu le bonheur davoir un bebe il serai avec moi meme si je lui en et parler avant je pouvais pas lui enlever se manifique bonheur et j espere qui seras papa et seras heureus inchallal voila je suis tres heureuse pour toi que tu et peu surmonter cette epreuve et jespere men sorti aussi voila bisous a toi et ta petite princesse .
Nina35fr ( 40 ans )

Rencontres : 13 Apr 2007
Message : 10

merci pour ta lettre papire pas mieux 33ans je suis contente que tu arrive a vire tous se qui arrive car c est tres tres dure moi c est nina c est dure de vivre sa quand un docteur ne vous annonce sa comme sa comme si on a une simple grippe et que on me setope une tentative de vitro en15 jours sans rien me dire et que ensuite on vous dit vous ete menauposer a 30 et sens savoir pourquoi et on voulaistombe ont vous dit vous avez occune chance ont sais plus pourquoi vivre pourquoi nous pourquoi la vie et cruelle j ai vecu une bonne partit de ma vie sens ma mere qui et vivante et je voulais avoir mes enfant a moi qui jaimerai par dessus tous meme si jen parle aujourd hui et pour moi cest un pas car je me dit c est un cauchemar que demain je vais me reveil et tous sa sais pas vrais pas possible je suis sortir de chez le docteur le un jour modi pour moi sens pleurer n y crier juste mal au coeur une douleur qui reste jusqua aujourd hui je dit sa pas pour que les gens on pitier de moi mais pour voir commnt il ont fait pour reprendre gout a la vie que jai pas trouvez encore mon chemein et toujour dans le noir sens lumieres .merci pour ton messages
Lisaaudre ( 40 ans )

Rencontres : 19 Feb 2009
Message : 2

D'après une expérience purement personnelle, J'ai enfin trouver le plaisir partagé avec mon partenaire qui souffre depuis quelques années d'un problème d'érection ( fréquent chez les hommes dans le monde entier touchant 32% d'entre eux ) , on a pu combattre ce phénomène et le dépasser pour toujours grâce un traitement purement naturel et sans effets secondaires.



Attention : près de 3 millions de Français seraient victimes de troubles érectiles ( étude fin 2008 ).

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